Courtes correspondances

15 juillet : Foudatoui! Me voici de retour au pays! Merci de m'avoir suivi tout ce temps, Vous avez été une part importante de ma motivation à écrire sur ce blogue, J'ai hâte de vous revoir ne personne!

mardi 17 mars 2009

Comment fourrer l'Europe en moins de 24 heures?

Et attention, je ne parle pas ici de l'acte sexuel. Je devrais donc titrer ma chronique "Comment fourvoyer l'Europe en moins de 24 heures?"

Eh oui, mes amis, tout ca est rendu possible grace à la magnifique contributionj du... Liechtenstein!

Pour les néophytes, le Liechtenstein est une principauté à la frontière de l'Autriche et de la Suisse. Il y a un gouvernement, mais toutes les lois doivent être approuvées par le prince qui dirrige le territoire indépendant tel un pays à part entière, comme le Vatican, Monaco ou San-Marino.

Avant de poursuivre, toujours pour les néophytes, je vous introduis à la Convention de Schengen. Cette convention promulgue que tous les pays signataires ouvrent leurs frontières aux autres pays signataires. C'est une bénédiction pour tous les voyageurs d'aller et venir dans l'espace de Schengen pusiqu'il n'y a plus de douane ou de contrôle entres les pays membres. Mais (il y a toujours un mais), de par la loi, tout résident d'un pays situé à l'extérieur de l'espace de Schengen [et c'est mon cas] ne peut rester plus de trois mois consécutifs à l'intérieur de l'espace de Schengen.

Suivez-moi toujours. J'ai atterri à Francfort (et par le fait même dans le Schengen) le 6 mars. J'ai une belle étampe qui dit "entré dans le Schengen le 6 mars". STOMP! Je pars officiellement le 11 juin pour le Maroc avec Jean-Philippe. Si on calcule, ca fait 3 mois et 5 jours. Je suis donc 5 jours de trop dans l'espace. De là à savoir si ca m'occasionnerais vraiment des problèmes, je ne le sais pas.

Or voilà, le Liechtenstein étant, à la base, un pays bâtard, il va de soi que la loi est bâtarde aussi. Du même coup, le pays est signataire de la convention de Schengen, mais les accords ne sont pas mis en application. Bref, quand tu rentres au Liechtenstein, tu sors du Schengen. Pour m'éviter des problèmes subséquents, j'ai convenu avec Jean-Philippe (celui avec qui j'étais au Voralberg, pas mon amoureux) une petite visite éclair au Liechtenstein pour avoir une belle petite étampe.

De notre auberge autrichienne, nous étions à 10 minutes d'autobus de la frontière et à 40 minutes de la capitale, Vaduz. Le ticket d'une journée pour prendre des autobus à volonté dans le pays coûte 4 euros. Je me revoyais payer 7 dollars pour un aller-simple chez Jean-Philippe à Mont-St-Hilaire qui est environ la même distance et j'étais fort heureux du caractère bon marché de notre deal.

Arrivé à la douane, le bus s'immobilise. On sort nos passeports. Le douanier regarde par la fenêtre s'il n'y a pas d'arabe barbu et fait signe au chauffeur de passer. Déception! J'ai oublié de vous dire. La Suisse a accepté l'indépendance du Liechtenstein, mais a refusé de dépenser pour construire des postes de douanes sur la frontière. Il n'y a donc qu'un ou deux postes de douanes pour le pays sur la frontère avec l'Autriche. Ceci fait en sorte que les douanes ne servent pas à grand chose puisqu'on peut renter par la Suisse sans aucun contrôle. Les douaniers sont donc un peu comme les vendeux de tickets dans le métro. Ils se foutent pas mal de toi pis ils ne servent plus à grand chose depuis l'arrivée de la carte OPUS.

On se dit qu'à notre retour en Autriche le soir, on devra descendre du bus et aller demander l'étampe. On passe une jolie journée ensoleillée dans la petite capitale dont on fait le tour en 1 heure, on prend un bus pour grimper en altitude dans un autre petit village de ski pour admirer la vue et on retourne vers la frontière la face dorée par le fort soleil en altitude.

De retour à la frontière, on n'est pratiquement pas sortis du bus qu'on se fait dire de suivre un douanier qui, sans poser aucune question, réclame nos passeports sans jeter un coup d'oeil à notre page d'identification et étampe un beau "entré dans le Schengen par l'Autriche". STOMP! Mais on s'interroge. Est-ce qu'un nouveau tampon d'entrée dans le Schengen est suffisant ou il faudrait aussi le tampon de sortie de l'espace? En se questionnant, on se dirrige vers l'arrêt de bus du côté Liechtenstein et un autre douanier nous accoste (celui représentant la principauté). Il nous dit quelque chose en allemand qui voulait sûrement dire "que faites-vous à retraverser la frontière comme ca?". On ne sait quoi répondre et dans quelle langue. Il réclame nos passeports, voit Canada sur la couverture nous les rends et nous fait un petit signe de la main voulant dire "ah, des canadiens, allez-y, c'est correct". Wow! La fierté d'être d'un pays reconnu partout comme sans problème; c'est ce qu'on vivait. C'est à ce moment qu'on comprend qu'il s'agissait du douanier du Liechtenstein. On retourne le voir et on tente de lui expliquer notre problème dans des mots anglais simples. "We are from Canada. We stay in Schengen space for more than 3 months. We are in Liectenstein to split our travelling time in two parts." Il répond le plus noramlement du monde "Yes, yes it's gonna be ok. No problem!" et je lui dis "Yes, but I got no stamps from Liechtenstein, only the one from Austria." Je n'ai pas le temps de finir ma phrase qu'il nous prend nos passeports et nous étampe ca, sans autre questions avec un sourire en coin. Un "danke schoen" plus tard et l'opération avait réussi avec una fcilité déconcertante!

Voilà comment fourrer l'Europe en moins de 24 heures!

Mais le plus drôle, c'est que j'ai appris plus tard que la plupart des pays de l'Europe de l'est que je risque de traverser ne font pas partie du Schengen et que je n'aurai donc aucun conflit de trois mois. Mais si je l'avais su, ca n'aurait pas été une journée si comique au Liechtenstein!

***

Les derniers jours ont étés très agréables en compagnie de Jean-Philippe dans l'est de l'Autriche. Évidement, je n'ai pas oublié mon objectif des contrés de l'est. Mais cette escapade m'a permis de découvrir un très beau coin de pays que je n'avais pas encore vu. De toute facon, on ne sait pas tout voir.

Aujourd'hui, me revoilà à Innsbruck, dans le Tirol, dans ce café internet gratuit (vous devez vous en douter, vu la longueur du message). Je continue ma visite de l'Autriche avant d'effleurer la Slovaquie à Bratislava et de monter en République Tchèque. Je devrais atteindre Berlin avant la fin du mois et entrer en Pologne un jour de poisson d'avril.

À l'auberge où nous étions, j'ai croisé plusieurs personnes qui ont vécu ou voyagé dans différents pays de l'est de l'Europe et je sais de plus en plus à quoi m'attendre. Je crois qu'on s'énerve beaucoup avec la sécurité alors que notre intégrité physique n'est pas plus en danger qu'ailleurs. Le véritable fléau, c'est les pickpockets. Et ne vous en faites pas pour ca, je suis pleinement entraîné et au courant des risques. Je ne dis pas que rien n'arrivera à mon porte-feuille, mais je serai bien averti à minimiser les chances est les dégats éventuels. Parler à tous ces gens me fait une bone tête sur à quoi ressemble ces pays. Ils ont l'air magnifiques!

Le moral tient bon. Les quelques journées pluvieuses ou on ne peut pas se promener à notre guise me rendent un peu maussade, mais dans l'ensemble tout vas très bien. Une chose cependant. Je pense très souvent à Jean-Philippe et m'en ennuie déjà pas mal. C'est plus dur que je l'aurais immaginé d'être séparés. Mais de toute facon, que je sois au Canada ou ici, nous somme séparés quand même.

Merci pour vos commentaires. J'adore vous lire, même si ce n'est que quelques lignes. Je vous sens complices de mon périple et ca me fait beaucoup de bien. Pour le nom de ma grenouille, les suggestions sont si nombreuses, je devrai encore y réfléchir quelques temps...

Prenez soin de vous.

jeudi 12 mars 2009

Je suis avec Jean-Philippe

... mais pas celui à qui vous pensez.

Pour continuer ma "Frog's luck" d'hier, en retournant à la chambre, je rencontre un Québécois qui a travaillé dans un bureau d'architecture en Autriche et qui veut voir le pays pour son dernier mois. Évidement, la langue commune facilite les échanges.

-APPARTÉ-
Même dans le plus profond village d'Allemagne, il y a des tonnes de japonais. Et des vrais japonais qui mangent écoeurament bruyament et qui rangent tout le contenu de leur sac de voyage dans des sacs de plastiques hermétiques qu'ils prennent un temps fou à gérer et qui font un bruit terrible quand tu essaie de dormir. Et qui di japonais, dit aussi "ne parle pas vraiment anglais", mais sourit beaucoup et prend des photos en masse.

Je suis assis un matin à déjeuner quand un japonais dans ma chambre vient me rejoindre et me demande le plus simplement du monde "In Canada do you have lice?". Je suis étonné, je lui demande de répéter "In Canada do you have lice?". Il me demande véritablement si on a des poux au Canada! Je lui explique que ca arrive, mais que ce n'est pas plus courant qu'il faut. ET c'est alors qu'il me dit "So, what du you eat in Canada?" Tout surpris, je ne vois pas le lien et je m'imagine 2 secondes les japonaios entrain de se manger les poux comme les singes. Et là, j'allume. Si en francais un japonais qui veut du "riz" demande du "lit", en anglais, le "rice" devient "lice"!
-FIN DE L'APPARTÉ SUR LA JOIE DE LA LANGUE COMMUNE EN VOYAGE-

Un autre chambreur est allemand et il sort dans un club ce soir, il nous invite à l'accompagner avec une fille très gentille nommé Stéphaine. Le Dance Club autrichien est bourré! Il y a tellement de monde qu'on n'arrive même pas à danser sur le dance floor. On a tout de même bien du plaisir.

Comme j'ai trois mois pour voyager, il est évident que je prends les occasions qui passent sans trop srtesser. C'est pourquoi je vien de changer mon itinéraire à nouveau pour suivre un peu Jean-Philippe dans l'ouest de l'Autriche. Il est un fan d'archtecture moderne et il paraît que le Vorarlberg est plein de bâtiments très intéressant à voir. C'est plutôt inhabituel de fair du tourisme architectural. L'expérienc m'a plue.

Nous sommes donc à Feldkirch, en Autriche, la famille VonTrapp n'est pas là, mais je me porte bien quand même. Je ne sais pas si je vais écrire souvent ces prochains jours, l'Internet coûte assez cher à ce café internet. De toute facon vous avez du stock à lire, j'ai publié deux jours consécutifs.

La première semaine est déjà passée. Ca a été très vite. Si on doit croire que la première semaine c'est la plus difficile, ce ne sera pas très long avant que je ne voie la fin du mois de mars.

Je vous embrasse, tourlou chez vous

(pssst: si vous avez des suggestions de noms pour ma grenouille de voyage [voire la publication précédente pour détails] ce serait bien que vous m'aidiez. Je suis incapable de la baptiser...)

mercredi 11 mars 2009

Ca se peut que j'aie embrassé une grenouille.

En réponse à Jean, le père de Jean-Philippe, qui m'a envoyé comme commentaire à ma dernière parution qu'il espérait que je n'aie pas embrassé de grenouille dans mon château de princes charmants, je répondrai ceci.

En gentil galant qu'il est, JP, avant de partir pour l'Afrique a dissimulé dans mes bagages une joile grenouille en peluche avec un message entre les pattes du genre "adopte-moi!". Il se peut donc en effet que j'aie embrassé une grenouille depuis mon départ. Pour ce qui est du prince charmant il ne risque pas de sortir de la grenouille, mais j'en ai un qui y est intimement lié.(Ohhhhhh qu'yééééé cuuuuuuuute!!!)

Parlons donc à partir de maintenant de "la luck de la grenouille" ou "frog's luck" pour désigner chaque coup de chance que rencontre le "frog", soit le québécois que je suis.

Aujourd'hui, je suis à Innsbruck, Autriche, dans le Tirol. Il y a encore beaucoup de neige dans les alentours et chaque village dans la vallée se rattache à sa propre station de ski. Comme les montagnes abondent partout autour, vous devinez le nombre de petits villages. Dans l'autobus qui me fait découvrir la région, une vieille dame me regarde avec mon gros sac de voyage, elle sort un paquet de biscottes de son sac d'épicerie et m'offre trois grosses biscottes bien pleines de graines (c'est difficile d'utiliser ce mot la dans son sens premier). Ou je fais pitié, ou je suis attendrissant, ou le monde ici est hyper généreux. À Innsbruck, c'est différent. La vallée étant plus profonde au vineau de la ville, la neige ne s'y rend pas et la température y est agréable. "Frog's luck" : Le parapluie alpin continue son effet.

Il y a trois auberges officielles à Innsburck, mais elle n'ouvrent leurs portes qu'à 17h. Comme je suis arrivé vers midi, je ne voulais évidement pas traîner mon gros sac tout ce temps. Du même souffle, l'homme à l'info touristique me dit qu'il existe une autre auberge ou on peut arrivert n'importe quand. Ouin, les auberges non officielles ou se sont des petits paradis ou se sont des taudis. Allons voir toujours.

"Frog's luck" : L'auberge est en plein dans la vieille ville, la proprio a le café luxueux d'en bas en plus des chambres à l'étage, elle est hyper sympatique, on est dans des petits appartements où on partage la cuisine et les toilettes, il y a un bonbon de bienvenue et un sachet de shampoing sur le lit. Et j'ai droit à un briefing personnel de 10 minutes sur tout ce qu'il y a à faire dans les environs avec la proprio. Wow! La générosité du monde d'ici se confirme. Mais je tombe à terre quand elle m'apprend que...

"Frog's luck!!!" : dans le centre d'achats qu'il y a à côté de l'auberge il y a un endroit qui offre internet GRATIS!!! Allez encore trouver ca de la générosité de même dans la vie! Je ne me peux plus! Je me touche et je frencherais presque la proprio.

Alors c'est pourquoi je suis ici. Je n'ai rien fait d'excitant depuis hier, mais je profite du service gratuit!!! Je dois vous avouer que de me promener comme ca dans les alpes enneigées me donne envie de faire quelques descentes en ski. Je vous dirai si j'ai décidé d'envoyer promener mes jambes toutes croches et de me trouver des pantalons de neige pour aller m'amauser un peu em montagne.

Continuez de m'écrire des commentaires, j'adore vous lire, sutout que maintenant le temps sur Internet ne me coûte rien!

À très bientôt.

Sam

mardi 10 mars 2009

Le plus grand parapluie au monde

Hallo

Alors là, mes amis, mon instinct me fait plaisir! Vous vous rappelez évidement pour me lire souvent que la météo est so-so par ici. Eh bien de facon totalement instinctive, j'ai résolu le problème en deux temps trois mouvements en me greyant du plus grand parapluie au monde.

Je vous entends vous questionner, mais c'est quoi ca pour l'amour le plus grand parapluie au monde? Je vous donne des indices : C'est très haut, c'est très long et ca se trouve entre autres en Bavière (et non, ce n'est pas un saucice!) Ben figurez-vous que le plus grand parapluie au monde n'est rien d'autre que les Alpes!

Miracle, devant ces montagnes encore enneigées jusqu'en bas en cette période de l'année, les nuages se scindent de chaque côté et ce qui tombe en résidu tombe en gros flocons de neige blanche. Le ciel n'est pas bleu, mais c'est au moins bien pour la visite.

À Füssen, j'ai rencontré deux espagnols des pays basques qui font un stage en Allemagne. Avec eux, je me suis payé une petite douceur. Attention aux petites filles qui dorment en vous tous (même garcons), et qui rêvent d'être Cendrillon, déguisées en crinoline et qui affirment à qui veut l'entendre (voire ici parents et famille) "J'suis une princesse!"

À quelques kilomètres de Füssen, il y a les Königsschlösser, soit châteaux du roi. Il s'agit de deux châteaux au sommet de deux montagnes qui s'offrent aux alpes et à un magnifique lac en contrebas. Ces deux immenses constructions ont été réalisées sous la dynastie du roi Louis II de Bavière, il n'y a pas si lonttemps, dans les années 1830 pour le plus vieux et 1860 pour le plus récent.

Alors que le c^hâteau de Hohenschwanfau abritait les parents de louis II lorsqu'ils régnaient encore. Louis II a fait construire le château de Neuschwanstein sous son propre règne.

Il devait être un peu fêlé ce Louis II parce que son château est si immense et si luxueux qu'on est plongé dans le château idéal d'un film de Walt Disney. Louis II qui adorait les opéras de Wagner a créé ce château en s'inspirant des différents lieux qu'on retrouve dans ces opéras. Ca n'a aucun bon sens. Je ne peux pas vous envoyer de photos de moi maintenant, mais je vous invite àregarder cette image que j'ai trouvé sur le net. Ca vous donnera une idée devant quoi on se trouve.



Louis II mourra prématurément noyé dans un lac dans des circonstances encore nébuleuses (peut-être un suicide alors qu'on commencait à soupconner que ses idées de grandeurs serait peut-être le fruit d'une maladie mentale dont son frère était déjà affecté) et ce fut la fin de la dynastie. Le château n'a pas été complété (pouvez-vous immaginer qu'il devait être encore plus grand !?!) Mais demeure tout de même un des plus beau et des plus visité d'Allemagne.

Je vous laisse là dessus. Demain, je traverse la frontière autrichienne pour visiter un peu la région du Tirol. Je ne m'éloignerai pas trop des Alpes pour profiter encore un peu du plus grand parapluie du monde!

Auf Wiedersen

dimanche 8 mars 2009

Le téléjournal, avec Bernard Derome

Bonjour mesdames et messieurs et bienvenue à vos nouvelles de fin de soirée.

NOUVELLE 1
Bernie : "L'Europe est assaillie ces derniers jours d'une zone nuageuse gigantsque qui déverse de la pluie partout sur le continent. David Gentile a les détails."

"C'est sur les sites internet de prévisions métórologique qu'on peut appercevoir la zone nuageuse. Elle part de l'océan Atlantique avant de déverser so eau sur les pays européens. Seoln les prévisions, les nuages devraient être présents pour une semaine au moins. Bien que personne ne semble étonné par un telle situation en cette période de l'année. Les touristes eux, devront redoubler de patience alors que la pluie se poursuivra au moins jusqu'à mercredi prochain. David Gentile, Montréal"

NOUVELLE 2
Bernie : "Bien que le mauvais temps recouvre toute l'Europe, cela n'empêche pas les voyageurs de visiter. Joyce Napier est aller constater ce qu'il en est à Francfort."

"Magnifique ville qu'est Francfort. Petite métropole économique dans une grande Allemagne, son héritage historique est bien présent malgré les nombreux bombardements qu'elle a subi à la fin de la seconde guerre mondiale. Ainsi pouvons nous voir ce magnifique clocher patiné par le temps s'élever au dessus d'une structure de béton reformant les murs de cette catéhédrale aujourd'hui détruite. La petite ville se visite à pied très rapidement et entre les vieux vestiges résistants s'élèvent de nouvelles constructions plus imposantes, des grattes-ciel et des centres commerciaux où toute l'architecture contemporaine s'exprime en force, comme ici dans ces tours en constructions que se vantent déjà qu'elle seront parmi les plus vertes du monde. Le samedi, la population bourgeoise et bien nantie qu;abirte Francfort envahit les rues marchandes et consomment en masse. Ici, la crise ne semble par appeurer les porte-feuilles même si l'Allemagne est un pays particulièrement fortement touché. Et c'est en regardant ce grand édifice dans lequel l'Euro est imprimé pour toute la communauté européenne qu'on comprend toute l'implication actuelle de cette ville qui s'est rebâtie en à pein 70 ans. Joyce Napier, Radio-Canadaaaa, Francfort."

NOUVELLE 3
Bernie: "Et bien c'est maintenant chose faite, Samuel Pignedoli à été repéré par nos équipes et va très bien malgré des difficultés mineures dûes au décalge horaire qui devraient s'estomper d'ici quelques jours. Un reportzage d'Alexandra Chatska."

"C'est avec plein de fébrilité que Samuel Pignedoli entame son voyage. Le mauvais temps ne l'arrêtera pas. Il part explorer l'Allemagne avant de mettre le cap plus à l'ouest. Malgré les inconvénients de son sac qui est arrivé avec du retard (une petite peur mais très peu de mal), il se porte très bien et apprécie les rencontres qu'il fait aux alentours. Quand on lui demande où il sera demain, il répond qu'il fera 6 heures de train pour rejoindre la petite ville de Füssen, dans le sud du pays où il ira visiter d'anciens châteaux entouré de la nature envirronante. Gageons que ce globe-trotter nous réserve encore bien des aventures. Alexandra Chatska à Montréal"

Bernie : "Et bien c'est ce qui complète notre bulletin de nouvelle, merci d'avoir été là. La fosse aux liones suit à l'instant. Pour toi Céline! Bonsoir. À la prochaine."

THÈME MUSICAL

FIN

vendredi 6 mars 2009

Bienvenue ailleurs!

Alors là mes amis! Premièrement, je suis trrrrrès heureux, parce que ici, en Allemagne, ils ont des claviers comme les nôtres (à l'exception de quelques raffectations d'accents pour faire place aux étranges ö-ä-ü-ß [attendez tout à l'heure avec l'alphabet syrillique...])

Eh oui, me voici arrivé à Francfort, bien fatigué de mes deux vols, bien courbaturé et suffisament dépaysé pour l'instant si vous voulez mon avis.

Quelle aventure!

***

Montréal, Terminus d'autobus BERRI
Mon sac sur le dos, j'achète mon billet pour la navette qui m'amènera à YUL, Montréal, P-E T. (C'est la dernière fois que je dis le mot PET, promis.) Cinq minutes avant d'entrer dans le bus, j'entends au micro "Samuel Pigno... Pigned... Pignodèlli (Maudite martde!) est demandé au comptoir d'informations."

C'est la mère de Jean-Philippe qui tient mordicus à me reconduire à l'aéroport, malgré la journée qui s'est passée sans qu'on ait pu se rejoindre.

Un remboursement de billet plus tard, je me retrouve à l'aéroport PE... à l'aéroport Trudeau et là il se met à neiger une petite neige agace du genre "Gna Gna! Je fais pas d'accumulation, mais je peux quand même retarder ton vol!" Le temps de passer au déglacage des ailes, tout l'avion s'inquiète des diverses répercussions de ce retard sur les divers transferts serrés que chacun aura a effectuer à Casablanca.

Casablanca, Aéroport
C'est la débandade. Une trentaine de "québécos" se pitchent pour correspondre avec la Tunisie. Moi je cours pour ma vie, ou plus précisément pour mon avion qui part à Francfort. Comme je suis le seul passager qui semble avoir misé sur cette destination, il y a beaucoup plus de chance pour qu'on ne m'attende pas.

Le côté brouillon et altruiste des Marocains me sauve du vol manqué. Les gadiens de sécurité n'hésitent pas à me faire passer devant tout le monde aux détecteurs de métaux dès que je prononce le mot "Francfort". Par le biais d'une organisation aproximative et désorganisée, mais étonnament efficace, je suis dans l'avion en moins de deux, je suis sauvé. Sauvé; en partie du moins parce que je me doute que...

Francfort, Aéroport, Carrousel des bagages
Je prie pour voir mon sac arriver. J'espère très fort, je me rassure sur la rapidité et l'efficacité des équipes au sol. J'observe chaque sac. "Mister Zamouel from Royal Air Maroc, please present yourself at the information desk." (C*#*lice!) Encore mon nom au micro aujourd'hui, mais cette fois-ci, je le sais, ce n'est pas pour me faciliter la vie.

***

Mon sac devrait arriver demain, livré directeemnt à la porte de l'auberge de jeunesse. En attendant, j'ai fait un petit somme. Ici la température est assez fraîche et il pleut de ces pluies agaces du genre "Gna Gna! Je tombe pas assez pour que tu aie l'impression qu'il pleut, mais tchèque toé ben dans deux heures quand tu sera frigorifié, trempé jusqu'aux os!"

C'est une épidémie, du haut des airs toute l'Europe qu'on a survolé est couverte d'une couche régulière de vapeur blanche très basse.

Ca ne m'empêchera pas de vivre des aventures ou de me faire du fun! C'est le début de toute une aventure!

Je pense à vous, pensez à moi.

lundi 2 mars 2009

Suivre un petit avion sur le net...

Ça y est, on peut vraiment dire que le périple est commencé pour JP. Il fait dodo à Casablanca en attendant sa correspondance. En entrant à «YUL, Montréal P-E T.» pour lui dire au revoir, j'ai réalisé que c'est moi qui allais être à sa place dans quelques jours à peine.

Depuis que j'ai écrit mon premier message, j'ai rayé bien des choses sur ma liste de choses à faire. Ça prend terriblement forme! Et qui dit «achats de voyage» dit «gugusses de voyage». Je vous fait donc part de quelques gugusses que j'ai déniché + fun facts about la préparation d'un voyage. 

1-LE CAMELBAK
Joli petit sac à dos avec un réservoir d'eau en silicone à l'intérieur. Il y a un petit tube qui sort du sac et tu têtes ton eau toute la journée sans sortir ta bouteille. Idéal pour les randonnées. Point faible: avoir un tube accroché à ta bretelle, ça fait un peu soluté d'hôpital ou respirateur de «scuba diving». Heureusement ledit tube peut rapidement se camoufler dans le sac.

2-LE PRISTINE
Tsé la colle Époxy; il y a deux produits qu'il faut mélanger. Le pristine c'est pareil mais ça colle pas et ça va dans l'eau. Deux bouteilles, une réaction chimique, mélangé à de l'eau ça purifie le tout. Sur les instructions on lit: «Rations : 10 litres - 1/2 cuillère à café de chaque produit | 20 litres - 1 cuillère à café de chaque produit». Je suis perplexe... Ok... Pis si je veux pas traîner un cruchon de distributeur d'eau avec moi ?.?. Si je veux faire juste un litre d'eau pour ma journée, il faut tu que je fasse un dixième de demi cuillère à café de solution? Ça va faire 1/20 de cuillère à café. Bonjour la précision... Pis ça me mélange moi une cuillère à café... Ça veut tu dire une cuillère à thé ou une cuillère à soupe?

3-LE TIDE 1 BRASSÉE
Je m'interroge devant les trois petites boîtes de TIDE que ma mère m'a acheté. Chacune contient assez de poudre pour UNE brassée. «Je savais pas combien en acheter. Si tu en veux plus, je vais y retourner.» Je pense comme Cathy... Hmm... des boîtes en carton pleines de poudre dans mon sac, ça risque de s'écraser, de se percer et de se déverser... Je pense bien que je vais vider le contenu des boîtes dans une bonne vieille bouteille de plastique résistante. Conclusion : A)Quel gaspillage d'emballage pour UNE brassée, bravo Monsieur TIDE! B)La prochaine fois, achetons une boîte régulière de TIDE et je remplirai ma bouteille jusqu'à quantité voulue.

***

Hier soir, je ne pouvais pas aller dormir parce que j'ai découvert le site http://travel.flightexplorer.com . Il s'agit d'un site où tu peux suivre en temps réel la course des avions dans le monde. Je tape le numéro de vol de l'avion sur lequel JP se trouve : AT207 et je suis tout heureux de voir le petit avion sur l'écran au sud d'Anticosti! Yé! La joie m'envahit. À chaque minute, je recharge la page pour voir l'avancement du petit avion. «Tiens, il tourne un peu.» «Il vont bientôt mettre le cap au sud-est»...

En vaquant à mes occupations, le temps passe et une fois de temps en temps, je retourne à l'écran pour voir la progression du vol. Jusqu'à ce que... (il fallait s'y attendre si je raconte une histoire il faut bien un élément déclencheur) ...je réalise qu'entre la position de l'avion il y a une demi-heure et celle qu'il y a sur la page que je viens de recharger, le volatile n'a pas bougé d'un millimètre!

«Ça y est! Ils n'avancent plus! Ou ils ont amerri d'urgence, ou ils sont tous morts dans l'océan!» Fébrile, je saute sur google et je tape «Flight Tracker». Sur tous les sites disponibles, j'entre le numéro du vol et immanquablement, l'avion ne bouge plus, en plein milieu de l'océan. Je ne suis plus moi-même. J'enchaîne les sites, je cherche de l'information... Royal Air Maroc... Aéroports de Montréal... Comment ça ce site là me dit «Airplane location not provided»?

Finalement, c'est une notice dans le bas d'un site de suivi de vol qui met un terme à mon énervement: «At least part of this flight occurs outside of our service area. Information on this page may be unreliable. The plane is maybe now out of our coverage area or over a large volume of water.» Fiou! L'avion est seulement à l'extérieur de leur zone de couverture. On s'en doute, ce sont des sites américains. Qu'est-ce qu'ils en ont à foutre de l'autre côté de l'Atlantique?

Si jamais vous voulez suivre mon périple, je vous donne mes numéros de vol. Mais n'allez pas paniquer si mon avion ne bouge plus ou disparaît de l'écran. Vous saurez pourquoi maintenant. 

AT207  Montréal-Casablanca  6 mars 2009
AT810  Casablanca-Francfort   6 mars 2009

À la prochaine.