Courtes correspondances

15 juillet : Foudatoui! Me voici de retour au pays! Merci de m'avoir suivi tout ce temps, Vous avez été une part importante de ma motivation à écrire sur ce blogue, J'ai hâte de vous revoir ne personne!

mercredi 29 avril 2009

Une semaine haute en émotions

Bonjour tout le monde.

J'ai dix jours à résumer, je vais faire de mon mieux. Quand on s'est quittés la dernière fois, j'étais rendu à la Pologne.

La semaine commence avec Krakow et un appel sur le cellulaire à JP via internet. Vous ne le savez peut-être pas, mais moi et JP convenons de s'appeler une fois par semaine; les dimanche. Vous ne le savez peut-être pas non plus, mais un dimanche en Europe, ça peut être vraiment long! Tout est fermé, ça peut être vraiment long. Du coup, ça coupe bien mon dimanche de m'occuper à trouver un café Internet ouvert et d'appeler JP.

Cette semaine là, la conversation a été plus ardue. L'ennui commence à s'installer en nous. Down. Mais Krakow est magnifique et j'ai la chance de me trouver là en même temps que le festival international de film indépendant. Je m'en donne à coeur joie! Up!

A quelques heures de Krakow, on peut visiter le camp de concentration de Auschwitz. Tout le monde en a déjà entendu parler, mais le voir est une toute autre histoire. Auschwitz n'est pas si grand et les bâtiments sont presque tous intacts. Mais à 3km de là, il y a le camp Auschwitz II-Birkenau. Et là, c'est vraiment une toute autre chose. Les mots me manquent vraiment. Presque tout le camp a été dynamité, mais on saisit encore l'immensité de tout ça. 175 hectares! 100 000 personnes! 300 baraquements! Ca dépasse l'imagination! Vous devrez vraiment attendre les photos pour comprendre. Down

Ensuite, j'ai fait une petite escapade vers l'Ukraine, puis à Varsovie. J'ai passé le plus clair de mon temps à flâner dans les parcs pour lire et rêvasser sous le gros soleil cuisant. J'apprends à prendre le temps de prendre le temps. Up.

Me voici à Vilnius, en Lithuanie chez un copain, Romain. Je reste dans son appartement pour quelques jours. Ca fait du bien de sortir des auberges.

Maintenant il me reste 30 jours pour atteindre Athènes qui est complètement à l'opposé d'ou je suis maintenant. Encore bien des pays à croiser en perspective!

Je vous avais promis un gros message, mais je suis fatigué et les mots me viennent difficilement ce soir. Je vais vous donner plus de détails sur cette semaine très chargée en découvertes lorsque je vous verrai face à face.

Le moral tient toujours bon. Je vous aime tous.

Sam

lundi 20 avril 2009

Tout sauf une grande ville !

Dobrý den tout le monde!

J'ai officiellement quitté la République Tchèque ce dimanche soir alors qu'un train de nuit m'a recraché à Kraków (Cracovie, Pologne).

Je dois vous dire en commençant que j'ai passé le cap de la moitié du voyage en solitaire d'accompli et que je suis totalement à l'aise avec la vie de bohème que m'impose mon itinéraire. Cependant, je commence à ressentir une fatigue accumulée et je dois faire de bonnes nuits pour ne pas m'épuiser durant mes journées d'exploration sous le soleil plombant d'après-midi. La marche quotidienne, c'est tout un Fitness!

Selon le rythme que je préconise, il est vraissemblable de dire que je passe plus ou moins une semaine par pays. Ça accumule les pays moins rapidement, mais ça a un avantage certain : je découvre le non-découvert. Et c'est ce qui a de plus intéressant. Le meilleur exemple que je peux donner se passe cette semaine.

Si on vous demandait à Génies en herbe de nommer la capitale de la République Tchèque, que répondriez-vous? Ceux qui auront visité Prague sauront l'associer au pays. Par contre vous pouvez être sûr que qui a vu Prague n'a pas vu le pays. C'est une grande ville bondée de touristes où tout est à une échelle si grande, que l'humanité s'y perd. Tout est tellement prétexte à être exploité touristiquement que la personnalité de la ville est lourdement dissimulée sous une couche de marchandise monayable.

Oh la bonne idée d'aller voir ailleurs! Si Prague est la métropole de la Bohème (la région de l'ouest), la métropole de la Moravie (la région orientale) se nomme Brno (brrr-no). La ville est déjà plus praticable à pied. Ici chaque ville a son château, et Brno ne fait pas exception. Mais ce qui retient le plus l'attention, c'est la crypte du couvent des Capuccins, près de la place centrale. Grâce à l'architecture des voûtes du sous-sol, les cadavres des moines et mécènes qui y ont été installés ont séché sur place et on peut encore reconnaître les traits des personnes creusés dans la peau noircie et rattatinées par dessus les squelettes. Ce ne sont pas des momies puisque le seul procédé de conservation ici, c'est la circulation d'air particulière à l'endroit.

La Moravie est également connu comme un site de découvertes antropologiques importantes. La ville de Brno renferme un bijou de musée rempli d'artéfacts et d'écofacts provenant des différents campements d'hommes préhistoriques dans les environs. Il faut voir le squelette de Mamouth reconstitué. Cette bête est gigantesque. Dire que l'homme avait trouvé le moyen de le chasser, mais que la technique précise demeure inconnue!

J'ai ensuite bougé vers Olomouc (ô-lô-mô-ts). La petite ville de Moravie renferme une magnifique auberge de jeunesse tenue par des Australiens fort sympathiques. C'est un endroit idéal pour relaxer dans la petite ville et pour partir à la recherche des tésors de l'erre communiste. Cachés dans une cour intérieure, les restes de statues des leaders soviéiques. Sur la place centrale, une horloge astronomique qui plutôt que de magnifier des saints et autres mécènes de l'église met en valeur le travail du prolétaire, le représente musclé et puissant dans les tâches ouvrières traditionnelles. Le travailleur, avec cette pièce magnifique, passe du simple humain à la représentention parfaite et universelle de la puissance souveraine. À contempler une pareille merveille me fait comprendre l'élan de confiance qui pouvait émaner des peuples engagés dans le système communiste. Propagande? Je dirais plutôt utopie.


Puis, c'est la totale! Je découvre en compagnie de Stephanie, une compagne californienne, la petite ville de Loket (lo-ket), isolée en Bohème. Charmante petite péninsule où la rue principale est de toute façon la seule rue du village. Les sentiers pédestres s'en vont dans tous les sens dans la forêt dense et riche de jeunes feuilles vert pâle. L'endroit de rêve pour une retraite! J'y serais resté un mois entier! Un soir, il y a un concert de groupes locaux qui est organisé dans le village. Comme il n'y a pas de salle communautaire ou de restaurant suffisamment grand, on vide deux ou trois pièces du château sur la colline pis on joue là. C'est pas pire quand même avoir un château du 12e siècle comme salle communautaire, vous ne trouvez pas?

C'est ainsi que je termine cette fois. Allez voir l'album photos de la République Tchèque. Il y a aussi les photo d'une ville à côté le Loket qui s'appelle Karlovy Vary. Je vous laisse la découvrir en images. J'ai ajouté une section à mon blogue "courtes correspondances". C'est pour les fois où je me connecte, mais où je n'ai pas envie d'écrire gros, juste pour vous dire ou je suis et pour vous montrer que je consulte vos commentaires régulièrement. Lâchez pas les commentaires, ça me fait toujours du bien de vous lire.

À la prochaine fois

dimanche 12 avril 2009

Joyeuses Paques

Question pour les amateurs de Hockey. Qu'ont en commun Halák, Zedník et Chára (Qu'on devrait prononcer "ka-ra"). Eh bien á part le fait que ce sont tous des joueurs de la LNH, ce sont tous des joueurs slovaques. Et en Slovaquie, on aime ca le Hockey!

Vous l'aures deviné, cette semaine a été généreusement dépensée á visiter ce magnifique pays au nord-ouest de la Hongrie. Ce fut une expérience des plus mémorables, surtout du á un tres gentil gracon de 23 ans du nom de Michal (Mi-kal). J'ai rencontré Michal en Autriche oů il habite, á temps partiel, une auberge á la frontiěre suisse oů il étudie. Une fois á Bratislava, capitale slovaque, j'ai pu arranger un rendez-vous avec lui. Il m'a tout de suite invité dans sa famille oů j'ai vraiment pu m'imprégner de la culture du pays.

La Slovaquie est un pays qui existe depuis á peine 20 ans et qui a constamment été envahi contre son gré au cours du 20e siěcle. La fierté nationale est camouflée sous une épaisse couche de passé communiste pas si lointain, qui a laissé dans son sillage une panoplie d'industries et de villes-dortoirs oů les gens s'entassent dans d'immenses blocs appartements cubiques en béton, á coté d'autres blocs apparements cubiques en béton. Pour égayer, on a cru bon peindre chaque bátiment d'une couleur différente avec différents motifs en ton sur ton. Des boítes de bonbons!

La famille de Michal habite un de ces apparetements dans la ville-dortoir de Prievidza (Pri-vi-dza) en attendant l'argent qui leur permettra de finaliser la maison familiale, á flanc de colline, sur l'autre face de la Slovaquie.

Parce qu'elle est si belle cette autre face de la slovaquie! C'est un monde composé d'espaces sauvages d'une étonnante simplicité, mais d'une incoyable beauté. Des villages á flanc de monatgne faisant face á d'interminables buttes de páturages verdoyants, des sentiers en monatgne entourés d'une végétation pas si étrangere á notre forět boréale, les vues imprenables sur les imposantes monatgnes Tatra qui séparent le pays de la Pologne au nord, les riviéres oů l'eau claire et fraíche coule abondamment á grands remous: c'est ca la beauté cachée derriere la petite capitale drabe de la Slovaquie.

Le travail demeure la principale préoccupation dans ce pays oů les industries ouvrieres étaient, jadis, une si grande richesse. De ce point de vue, la famille de Michal ne s!en tire pas trop mal. L'ubomir (Lou-bo-mir), le pere, est cahrgé de projet sur des chantiers de constructions de maisons résidentielles et vante avec plaisir la qualité des biěres slovaques. Son travail est irrégulier, mais lui donne l!opportunité de construire par lui-měme la maison familiale dans ce coin de paradis. Ivana, la měre, travaille comme secrétaire dans le bureau d'une petite compagnie d'articles de sport. Elle est une měre pour tout le monde et me fait une brassée de lavage en plus de nous cuisiner des plats traditionnels chaque soir, au retour de nos expéditions. L'ubomira (Lou-bo-mira), la petite soeur de 16 ans, délaisse sa chambre généreusement pour permettre á moi et Michal d'y dormir pendant qu'elle dort au salon. Elle aime beaucoup les Red Hot Chili Peppers et Simple Plan et aimerait s'en aller en Travail Social plus tard... ...

Je peux vous dire que j'ai goůté á l'hospitalité et á la fierté des Slovaques.

Michal m'aměne partout autour. Les excursions en forět, les visites de cháteaux et des vieilles mines condamnées s'enchaínent. Michal se cherche un emploi en informatique économique á l'étranger pour lui permettre de se faire un bon fond d'argent. Měme si le pays fonctionne avec l'Euro depuis peu, les salaires demeurent trěs bas. Ici, ce n'est pas que l'exode rurale qui menace, c'est l'exode nationale. On est tout de měme face á un pays trěs socialiste oů l'assurance santé publique est instaurée, oů les services sociaux et l'hydroélectricté sont des secteurs importants. Beaucoup de similitudes avec le Québec étonnament, jusque dans les nids de poules sur les routes!

Et pour moi, c'est une chance unique de m'imprégner du quotidien de ces gens et de profiter du relachement que je peux m'offrir: plus d'auberges á chercher, de transport á organiser ou de nourriture á trouver.

Je laisse la famille Bezak avec un picement au coeur aprěs leur avoir exprimé mon interminable reconnaissance pour poursuivre mon voyage en République Tcheque. Je pourrais encore m'enthousiasmer longtemps sur la Slovaquie, mais vous devrez attendre de me voir en personne pour ca.

***

Ici, c'est Paques, comme chez vous. Et la tradition veut que, le lundi de Paques, les hommes se promenent de porte en porte, comme á l'Halloween, et fouettent avec un rameau les femmes qui leur ouvriront en quémandant alcool et oeufs de Paques. Je laisse le coeur féministe de Marie-Laurence faire un éditorial sur le sujet. Maigre consolation, le mardi, c'est au tour des femmes d'arroser les hommes avec de l'eau.

J'ai enfin pu publier des photos. Proftiez-en, je ne sais pas quand j'aurai l'occasion d'en poster d'autres. chaque photo a un sous-titre qui devrait vou situer. Sentez-vous á l'aise d'ajouter des commentaires sur vos favorites.

Je vous envoie plein de gros becs. N'oubliez pas de penser á Karine qui doit alaiter en ce moment 3 bébés affamés. Envoyez-lui auant d'énergie mentale qu'á moi, elle en a bien besoin, j'en suis sůr. On est avec toi, Karine!

Dovidenia!

samedi 4 avril 2009

Saoul sans un sou

Bonjour tout le monde!

Comme mon dernier message le laissait sous-entendre, les derniers jours se sont résumés à un grand tour de la Hongrie.

Désolé, Marjorie, pas de lac Balaton pour moi, en cette saison tout est mort parait-il par là. Mais cela ne m'a pas empêché de faire de magnifiques découvertes à commencer par la jolie ville campagnarde de Pécs (Pé-tch). La Hongrie est plutôt formée d'interminables plaines, mais dans les extrêmes sud et nord, le terrain devient plus valonneux et des collines se dessinent dans le paysage. Pécs est au sud du pays et est construite sur le flanc d'une magnifique colline où les sentiers pédestres abondent. Sur la place centrale de la petite ville, un accordéoniste joue en solitaire, accompagné par les battements d'ailes des pigeons s'envolant et des pas sur le pavé des rares passants en ce dimanche midi. La cathédrale, qui est en fait une ancienne mosquée ottomane transformée en église chrétienne, se tient en plein centre du square. Sur le dôme, on a cru bon planter une croix par dessus la lune musulmane, toujours en place, pour transformer le culte.

Par la suite, je me rends à Szeged (Sè-guèd), ville étudiante où je me rends compte qu'il n'y pas grand chose à faire. Je profite de l'endroit pour aller écouter un concert en soirée. Ici, la musique, le théâtre et l'opéra sont étonnamment accessibles et j'entre dans le luxueux théâtre de Szeged pour 1200 Forints, soit à peine 6 dollars canadiens, où j'ai droit à un concert de maîtres européens!

Le lendemain, je me dirige vers Eger (è-guèr); petite ville au nord, dans les collines remplies de vignes. Les souvenirs des vendanges d'il y a 4 ans me reviennent. La région vit de la culture viticole. Des vignes et du vin il y en a partout autour de Eger. Surtout à Szépasszony völgy (sé-pach-sau-gn veul-dj) ou en francais "la vallée des belles femmes", petit district de la ville où tous les vignerons de la région possèdent, autour d'une charmante petite place, un cellier creusé à même le roc frais de la colline.

En arrivant là, on n'a qu'un mot à dire : "megkosztòlhatok?" (mèk-osh-to-ol-hâ-tok?) [notez le â éfouèré comme le sont nos â canadiens, comme quand on dit "un bas" presque un "bô". Ici, ce son occupe une place entière dans la langue]. Ce mot magique nous ouvre la porte des celliers et, dans la fraîcheur du roc, des vieux qui ne parlent pas un mot d'anglais nous font déguster une sélection de leur grands crus, gratuitement. Et quand c'est fini, on va chez le voisin pour goûter à ses vins à lui, et on peut répéter l'expérience dans une bonne trentaine de celliers. Voilà comment on se met saoul, sans un sou ici. Et bien sûr, à la fin de la dégustation, on fait le difficile choix d'un cellier et d'un vin pour le remplissage. Sacrilège ou non, ici, tout le monde apporte sa bouteille de plastique que les vignerons rempliront du vin choisi. Je n'ai pas failli à la tradition et j'ai sélecionné un très bon vin rouge dont j'ai rempli ma bouteille d'eau de 1 litre.

Déjà pompette à souhaits, je suis encore plus aux anges quand je réalise que ce litre de ce très bon vin me coûte 400 Forints, soit un maigre 2 dollars canadiens!

S'il y a une place où il faut aller vivre, c'est à Eger! Mais il faudra s'ouvrir une auberge de jeunesse parce que les chambes par ici sont assez coûteuses. On gagne sur le vin, mais on le perd sur l'hébergement! Vous me direz qu'il n'y a rien de parfait, mais tout de même...

Depuis 3 jours, il fait gros soleil et il fait 23 degrés le jour. Je prends des forces à Budapest et demain, si tout va comme prévu, je pars pour la Slovaquie.

Malgré des petites pensées nostalgiques à propos du confort de mon chez-moi, les journées passent vite et j'apprécie tout ce qui se passe ici.

Allez voir plus bas, j'ai publié un autre message aujourd'hui pour aider les néophytes qui n'arrivent pas à pulier de commentaires sur mon blogue. Maintenant vous avez une procédure.

Je vous aime

Egészségedre! (è-gué-s-ché-guè-drè), Santé!

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