Courtes correspondances

15 juillet : Foudatoui! Me voici de retour au pays! Merci de m'avoir suivi tout ce temps, Vous avez été une part importante de ma motivation à écrire sur ce blogue, J'ai hâte de vous revoir ne personne!

dimanche 31 mai 2009

Chaque question a sa bonne réponse.

Bien le bonjour tout le monde! Me voici pris cette fois-ci pris avec un clavier AZERTY francais... les accents existent, mais sont batards à faire... je ne garantis pas qu'ils soient tous là. De plus à certains moments, le Q peut se substituer au A, le W au Z et le M au ?...

Depuis la dernière parution, bien des choses se sont passées. D'abord la double traversée de la mer Adriatique du Montenegro à l'Italie du sud (Bari), un après-midi en Italie avant de retraverser vers Patras, Grèce. 21 heures de traversier! La mer était calme et les bateaux spacieux et divertissants. La traversée s'est en gros très bien déroulée en compagnie de backpackers américains qui ont insisté pour qu'on fasse des "drinking games" toute la nuit. Ca me semble culturel aux anglos-saxons: boire une petite biere tranquille en jasant et écoutant de la musique, ce n'est pas assez. Il faut plus de divertissement et il faut boire plus, le plus vite possible! Alors ils sortent un paquet de cartes et inventent des jeux débiles ou la punition est immanquablement une grogée d'alcool de plus. Moi je trouve ça ordinaire. Ca te fais pas boire relax, mais stressé et plus personne ne se parle que du jeu.

Mon escapade de quelques heures en sol italien m'a rendu nostalgique du pays. Depuis ma dernière visite dans ce pays, je ne comprend pas ce qui s'est tant transformé en moi ou dans quel creux de mon cerveau je suis allé chercher tout ca, mais je me suis surpris à etre capable de ne me débrouiller qu'en italien pour demander mon chemin, commander des trucs, et meme parler avec une vieille dame sur le coin d'une rue! La puissance du mental m'a rattrapé. Il m'en faudrait certainement peu pour devenir trilingue. Là j'exagère un peu, n'empeche que ma débrouillardise polyglotte m'a étonnée tout le long du voyage.

Puis ce fut quelques jours à Athènes, ville mythique, ville poussiéreuse, ville cuisante, ville vivante. Le petit bijou d'auberge ou je suis resté avait un espace commun magnifique ou a chaque soir, une petite soirée de socialisation s'improvisait. Entre les ruines et les petites rues qui entourent l'acropole; j'ai aussi fait une escapade d'une journée dans une ile non loin de là. Et j'ai surtout profité de la Tsatsiki, des Spanacopitas et des Gyros!

En Croatie, lorsque je suis sorti du traversier qui m'amenait à Dubrovnik, le manège du magasinage de la chambre privée a commencé. Toute les offres plus centrales, plus abordable et plus confortables les une que les autres. Finalement, apres quelques changements d'idée qui n'ont pas manquer de faire raler les propriétaires que j'abandonnais pour un meilleur, mon choix s'arrete, on embarque dqns l'auto et on s'en va a la chambre. C'est dans cette voiture que je fais la rencontre de deux Français en voyage qui habitent Paris; Emmanuel et Stéphanie. En l'espace de 5 petites minutes de route, les présentations semblent assez faites à leurs yeux pour me proposer de venir dormir chez eux pendant mon court séjour à Paris. Donc, sorti de l'avion EasyJet Athènes-Paris Orly, c'est tout droit vers le 15e arrondissement que je me dirige!

Durant ces deux jours, j'y serai reçu comme un roi! En plus d'avoir un lit gratuit, Emmanuel et Stéphanie font office de guides privés et je découvre Paris de l'intérieur. Après une première soirée bien arrosée au Picon-bière (je vous expliquerai...), un peu gueule de bois le lendemain, on part en expédition. A pied, en bus, en métro (bien sur, on insiste pour m'offrir les billets gratuitement), ou sur ces petits vélos public qu'on récupère et qu'on abandonne dans ces aires de distribution qui truffent la ville (vivement l'agrandissement de ce système chez nous!). Je ne peux vous dire tout ce qu'on voit, de toute façon ici, partout ou tes yeux s'arretent, il y a un mémoire de maitrise à rédiger, mais je peux tout de meme dire a mes fidèles lecteurs du musée Stewart que j'ai maintenant suffisamment d'informations pour planter la célèbre phrase de notre cher directeur, M.Vadeboncoeur qui, nous faisant visiter cette nouvelle exposition, a répondu face une tapisserie de haute-lisse des Gobelins à la question d'un guide: "M.Vadeboncoeur, c'est quoi au juste de la haute-lisse" "... ben de la haute-lisse... c'est de la haute-lisse!". Après avoir vu des chefs-d'oeuvre de tapisseries à l'atelier des Gobelins, je pourrai maintenant démystifier cette question. A suivre en personne.

Me voici a Marseille pour mes dernières heures en solitaire avant de retrouver mon petit amour! Je ne peux vous dire a quel point je suis excité. J'ai tout de meme bien profité des mes journées avec Julie, une copine marseillaise dans une veillée barbecue à 10 personnes dans les calanques du sud, gros party; et un après-midi escalade sur les falaises des calanques du nord.

Les histoires de nos retrouvailles dans une autre parution. Pour l'instant, les réponses à vos questions.
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HABITUDES ALIMENTAIRES
Pour sauver de l'argent, évidement cuisiner ses propres choses est important. Mon sac à dos contient donc souvent un sac de pates toujours pretes a etre ébouillantées, des biscuits secs pour les fringales, du pain noir comme le diable et bourratif comme un repas de jour de l'an, pommes ou oranges, et un pot de Nutella, aussi bon pour tartiner sur le pain le matin que pour un boost d'énergie en milieu de journée. Sinon, selon les régions et les trucs disponibles, les menus peuvent varier. Thon, tomates, paprika, tsatsiki, sauce bolognaise, formages, patés, saucices et salamis, viandes froides de toute sortes, yogourt à boire...

Dans les pays au nord, ils mangent beaucoup de viande. En Slovaquie, j'ai gouté les Halushki, des petis gnochis servis avec du fromage de brebis. Délicieux. Jw rapporte aussi au Québec la recette de Goulash de la famille Bezak, Slovaquie. Le goulash prend plusieurs formes selon les pays, de soupe à bouilli ou ragout selon les régions, il est composé généralement d'une pièce de porce en dés, de patates, d'oignons et de beaucoup, beaucoup de paprika comme c'est leur habitude. Un vrai délice.

Dans le plus étrange, j'ai gouté en Lithuanie l'équivalent de notre bouffe de taverne, genre oeufs dans le vinaigre et langue de porc. Ici, ils mangent les oreilles de porcs et les groins de porcs fumés avec la bière. Surprenant. Plus une expérience qu'un délice, ceux que croquer un cartilage rebute doivent oublier ça.

Plus au sud, les poissons prennent plus de place et ils sont soit apprêtés grillés tout entier sur un feu de bois ou alors en bouillis, ou alors en filet. Les calmars, poulpes et seiches sont aussi très prisées et très bien apprêtées. J'ai aussi eu le plaisir de goûter au Montenegro un bouillis... d'ortie! Oui oui cette plante urticaire qu'on traite comme de la mauvaise herbe chez nous est ici utilisée en cuisine et considérée comme un des légumes les meilleurs pour la santé. On est un peu à côté de la track.

Les expériences culinaires ne sont pas finie, il y aura encore beaucoup à dire au Maghreb.

FRONTIÈRES
Jusqu'à maintenant, j'ai traversé les frontières ukrainiennes, lithuaniennes, croates et montenégrines. Vous connaissez déjà mon aventure entre la Pologne et l'Ukraine. En général cependant tout se passe très vite et très bien avec mon passeport canadien quoiqu'il est vrai que les douanier s'arrêtent un peu plus longtemps pour tenter de remettre de l'ordre dans tous ces tampons datés et éparpillés et comprendre l'itinéraire hors-schengen, in-schengen que j'ai suivi.

Une seule mésaventure au sortir de la Croatie pour le Montenegro. Notre bus s'arrête et il est clair dans le visage de la douanière qu'elle doit remplir son quota. Ici le quota, c'est deux personnes dans l'autobus qui devront ouvrir leur sac en entier. Elle garde mon passeport canadien avec elle avec ce petit air de «tiens un canadien, pourquoi pas, ça va faire changement». Moi et un autre français devons donc descendre de l'autobus et aller chercher nos sacs au fin fond de la soute a bagages de l'autobus. Mais pas de danger que les chauffeurs nous aident à sortir les sacs qui ne nous appartiennent pas et à les remettre en place une fois nos sacs trouvés. Tout l'autobus nous regarde, les deux malchanceux, suer comme des mongols à trimballer des sacs qui ne sont même pas les nôtre. Et ensuite, c'est la fouille complète du sac, et quand je dis complète, c'est complète.

Défaire les paires bas pour s'assurer qu'il n'y a pas de drogue de caché. Ouvrir chaque tube de dentifrice et de shampoing du kit de toilette, fouiller chaque enveloppe de papier contenant cartes postales souvenirs ou notes de voyage, etc. Il faut voir la tête du douanier quand il ouvre ce petit pot de plastique blanc remplit de feuilles séchées de thé du labrador cueillies par moi et JP l'été dernier sur la Côte-Nord et que j'avais cru bon amener avec moi pour faire gouter a ceux que je rencontrais. Petites feuilles vertes reniflées et examinées par le douanier. Moi qui dit tout sûr de moi «This is tea.». Il faut aussi voir sa tête quand il ouvre le compartiment à médicaments de mon kit de toilette et qu'il tombe sur des Benadryl pour les allergies. Je lui dit «This is Benadryl, for allergies.» il me regarde «No this is not», je dis «Yes it's Benadryl» et il me montre les pilules où il est inscrit «Enadryl», sans le B. Je dois dire que j'achète des marques générique, mais comment expliquer à un douanier croate qui sait même pas c'est quoi un Benadryl que «Enadryl» c'est surement le nom pour une marque générique. Comment on dit ça une marque générique en anglais... Ah pis fuck «Yes this is what I said Enadryl» «...» «...» Je ne me suis jamais senti aussi coupable d'avoir le rhume des foins.

Au sortir du schengen, tout peut arriver, dépendamment de quel pays tu veux entrer dans le territoire et les relations politique qu'entretiennent le pays hôte avec ledit pays voisin. À l'intérieur du Schengen, aucun problème, jamais. C'est un charme!

GUERRE DANS LE QUOTIDIEN
Oui les résidus de la guerre est encore partout ici, surtout en ex-Yougloslavie ou le conflit est tout jeune, en 1992, nous étions tous là, à peu près. Mais les gens ne parlent pas de la guerre ouvertement ou automatiquement, il faut leur poser des questions. Et quand on leur explique qu'on s'intéresse à leur réponse pour mieux comprendre ce qu'il s'est passé et pourquoi s'en est arrivé là, ils n'arrivent pas à comprendre notre intérêt curieux. Eux ont vécu la guerre ou ont entendu parler de la guerre et vivent presque tous encore dans une société influencée par les relents des guerres, pour eux la guerre, c'est terrible et c'est tout. Ce n'est ni une curiosité et ça ne s'explique pas. Ou si ça s'explique, il n'y voient aucun intéret pusiqu'ils ont été trop proche de la souffrance concrète de la guerre.

On voit des gens décus, puisque conscients du retard qu'ils ont accumulé durant ces années de conflits par rapport au reste des pays occidentaux. Des gens blessés, mais surtout des gens qui veulent oublier qui veulent vivre dans le présent et qui veulent qu'on les reconnaissent pour ce qu'ils sont aujourd'hui.

LE PETIT JÉSUS DE PARGUE
Jamais entendu parler. Si j'avais sû avant, je me serais fait un plaisir de courir à travers Prague en Sherlock Holmes pour trouver une fois de plus réponse à une énigme historique proposée par Mamie!

ENFANTS
L'enfance est partout pareille. Les plus jeunes attendrissants et toujours avec cette même vivacité universelle. À comprendre qu'au départ, sans référents culturels, on est instinctivement vraiment tous les mêmes, d'un bout à l'autre de la planète.

Quelques expériences où de jeunes enfants mandient, la pitié dans le regard, mais la ruse d'un travail bien maitrisé mais bien ingrat derrière la pupille.

Joueurs, rieurs et taquins, les enfants sont partout les mêmes. En pays désormais pacifiques les histoires des jeux de guerre influencés par le quotidien ou d'enfants-soldats n'existent plus. Que des enfants qui grandissent en assimilant les schèmes de leur société respective.

LE VOYAGE ME CHANGE
Bien sûr. Je le sens. Mon caractère se renforce, ma débrouillardise s'intensifie, mais surtout à voyager en solitaire, on apprend à se connaître sous des facette mal connues de notre personnalité. On est seul avec nous-même, ici plus possible de se mentir à soi-même ou prétendre être quelqu'un d'autre. Les vrais consats sur ce que ce voyage m'a apporté se manifesteront à mon retour, dans ma façon de réintégrer ma vie plus quotidienne. Pour l'instant, je ne vois que moi qui voyage. Mais je sens que j'ai bougé de l'intérieur sans vraiment pouvoir mettre des mots ou des images pour l'instant.

LE VOYAGE EN UN MOT
J'ai le mot, mais ne sait à quel temps le mettre. Je mets les deux.
RENCONTRE au singulier : Pour la grande rencontre avec l'inconnu, moi même et une partie de la terre.
RENCONTRES au pluriel : Pour toute l'hospitalité dont j'ai profité, les amitiés-minutes que j'ai partagées et les gens authentiques que je souhaiterais revoir ne serait-ce qu'une fois dans me vie, de tout mon coeur.

Et comme j'écris ce mot, deux autres me viennent en tête.. Et puis je triche.. je suis incapable de sélectionner l'un plus que l'autre. De toute façon c'est une liaison covalente, l'un ne va pas sans l'autre.
ÉCHANGE et GÉNÉROSITÉ
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Voilà. demain je retrouve JP. Une page va bientôt se tourner. Mon voyage est à un carrefour. J'emprunte maintenant un nouveau sentier. J'espère que vous continuerez de le suivre avec moi... avec nous.

À la revoyure.

2 commentaires:

  1. ha Sam que de frissons que de te suivre dans ce voyage magnifique et il se poursuivra avec ton amour. Vous vivrez ensemble des moments sûrement inoubliables. Je suis heureux d'apprendre que l'italien demeure en toi, c'est génétique. J'ai écrit à J.P par E-mail car je suis incapable par son Blogue. Soyez heureux et prudent...méfiez-vous des arabes qui sont profiteurs et menteurs. Baci XXX

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  2. Wow... J'avoue que la rencontre avec soi-même peut être dure par moments, mais si gratifiante
    en bout de ligne!

    En lisant ton menu, j'ai essayé de me faire une image mentale d'un Sam trop maigre... mais avec un sourire fendu jusqu'aux oreilles! Alors, ça va... Mais ne pense pas échapper aux portions gigantesques d'un repas de Claudette!

    Je trouve ça fou que des liens puissent se créer aussi rapidement entre des gens... comme avec tes Parisiens. Sommes-nous trop méfiants de ce côté de l'océan? Je commence à y croire... Mais sérieusement, tu peux te débrouiller un peu partout parce que tu parles anglais ou tu dois plutôt utiliser tes talents de mime?

    Comme le récit de tes/vos aventures va être passionnant!

    De mon côté, la planification des camps commence déjà (ark...!) et la réunion de coordo est jeudi pour trouver des thèmes. Donc, comme les deux dernières années, je vais être la seule qui va avoir fait des recherches! Enfin :P

    Ma soeur est finalement emménagée dans sa maison! Petit bungalow jaune avec beaucoup trop de fleurs dans la coeur que le pouce anti-vert de ma soeur et les enfants sont assassinés d'une mort longue et souffrante...! C'est une jolie petit maison... mais sur le bord de la 116, alors allô le bruit des voitures!

    Tu reviens quand précisément? La veille de ta fête? À quelle heure? Il nous faut plus de détails!!!

    Je t'aime et non, les arabes ne sont pas tous profiteurs et menteurs (LOL)!

    Marie :) xXx

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